Licence Creative Commons (CC)
Un ami m’a demandé si cela valait la peine de choisir une licence Creative Commons (CC) pour son blog. J’ai envie de répondre qu’il n’y a pas à hésiter. Pour moi, il est clair que je publie sous licence libre CC BY-SA parce que ça me simplifie la vie.
Système Creative Commons
Ce qu’il faut comprendre, c’est que CC propose un système de licences libres. Elles donnent des droits et elles imposent des devoirs. Et, surtout, elles se construisent en assemblant des briques.
Dans le cas de CC BY-SA pour ce site:
- le droit de partager le contenu, y compris commercialement
- le droit de modifier les contenus
- le devoir d’attribuer l’œuvre à son auteur (BY)
- le devoir de partager un produit dérivé aux mêmes conditions (SA)
Il existe 6 combinaisons possibles qui devraient vous permettre de trouver votre bonheur. Le billet Les Creative Commons et le droit suisse proposé par le juriste François Charlet démontre que ces licences sont conformes au droit suisse.
Je signale que la règle Opquast 2 recommande de préciser la licence sur toutes les pages.
Se simplifier la vie
Ce que j’apprécie avec une licence libre CC BY-SA (ou une autre licence libre), c’est de faciliter ma vie et celle des internautes.
Lorsque quelqu’un se trouve sur mon site, les règles du jeu sont claires. Il n’y a pas besoin de me contacter pour réutiliser un de mes contenus. Il n’est pas nécessaire d’obtenir un accord préalable. Et je pense que c’est incitatif: servez-vous!
De mon côté, pas besoin de traiter des demandes, de me demander si j’accepte une réutilisation, et à quelles conditions. Ce que je mets en ligne est libre, gratuit, réutilisable et modifiable. Une fois pour toutes.
Mes contenus ont peu de chances d’être repris; cette licence a donc peu d’impact sur theologique.ch. Mais je suis convaincu que Diane a raison de placer ses travaux sur la catéchèse, ses contes de Noël et ses prédications sous cette même licence Creative Commons BY-SA. Servez-vous, modifiez, publiez votre propre version aux mêmes conditions!
Je sais que, dans le monde ecclésial, beaucoup acceptent la reprise de leurs travaux. C’est très bien, mais il faut tout de même demander à chaque fois, attendre une réponse, voire négocier. C’est pénible et, pour tout dire, inutile.
Théologie et internet
Avec le monde du copyright, que serait devenue la théologie? S’il fallait demander une autorisation pour chaque reprise, ce serait la catastrophe. Matthieu et Luc n’auraient pas pu reprendre Marc.
Avec le monde du copyright, internet n’existerait pas vraiment. Je me vois mal écrire à Tim Berners-Lee pour utiliser du langage HTML. Je ne m’imagine pas payer une taxe pour mettre mes pages en forme par CSS.
Avec le monde du copyright, il n’y aurait pas de Wikipédia. Il n’y aurait pas de Pixabay.
La liberté d’utilisation, de réutilisation, de modification ont permis le monde dans lequel j’évolue. Avant même une question de droits, c’est un état d’esprit de produire des contenus libres.
Pour l’anecdote, j’ai placé le site Trouver ma paroisse sous licence Creative Commons Zero (CC0). La licence avec laquelle j’abandonne le plus de droits possibles. Par peur de choquer les culs-bénits qui pourraient me lire, je n’ai pas utilisé la géniale licence WTFPL.
Comme toutes les licences Creatives Commons ne sont pas pleinement libres, je suis à disposition pour discuter de votre choix pour votre site ou vos œuvres hors ligne.