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Pourquoi bloguer (encore & toujours)?

J'ai besoin d'un blog pour m'occuper de mes idées. Malgré une certaine lassitude du monde protestant réformé, j'ai relancé theologique.ch. J'en ai dit quelques mots dans Rupture. Si je continue à bloguer, c'est parce que ça me fait du bien. Tout simplement.

Prendre des notes

Quand des idées trottent dans ma tête, je souhaite les noter quelque part. Il existe plein de manières de faire et chacun·e doit trouver ce qui lui convient le mieux. Je souhaite un outil en ligne. Pas un carnet ni des petits papiers volants.

Prendre des notes, c'est la possibilité de délester provisoirement mon cerveau pour y revenir ensuite (ou pas). Dans ma pratique, j'ai schématiquement:

Je souhaite pouvoir prendre des notes n'importe quand et n'importe où. Pour cet usage, le générateur de sites statiques Hugo, que j'adore, n'est pas le plus approprié. C'est un système de gestion de contenu (CMS) classique qui me convient le mieux. WordPress est le plus utilisé; j'ai préféré Pure Blog.

Aujourd'hui, il y a pas mal de monde qui utilise Obsidian. Certaines personnes considèrent que c'est leur second cerveau. Je ne souhaite pas l'utiliser, convaincu que ce second cerveau encombrerait le premier plutôt que de l'alléger.

Je n'ai aucune recette pour un bon brouillon; parfois, c'est un titre, parfois une liste à puces, parfois une citation. Qu'importe, la prise de note me permet d'évacuer quelque chose de ma tête.

Structurer ses idées

De temps en temps, j'ai envie d'essayer de réfléchir un peu. Je reprends une note en brouillon si je n'ai pas quelque chose de frais qui tourne déjà dans le cerveau.

Puis je me mets à rédiger. Selon cette maxime brillant attribuée à Jean Zumstein:

Écrire, c'est défroisser ses idées.

Je défroisse, je structure, j'ajoute des liens, je formate. En bref, j'essaie d'obtenir un billet de blog décent. Parce qu'avoir des idées qui trottent dans la tête ne signifie pas qu'elles sont claires. Encore moins qu'elles sont transmissibles.

Quand une idée est formulée de manière assez claire, c'est que j'ai un article de blog prêt. Ou encore: si j'estime qu'un billet de blog peut être publié, c'est que l'idée qu'il propose a été défroissée.

Je ne cherche pas le billet parfait; c'est évident pour celles et ceux qui me lisent. Mais je souhaite des publications raisonnablement abouties pour être compréhensibles. Elles auront ainsi une petite chance de susciter réflexion ou débat.

Relâcher la pression

Pour me motiver à repasser mes notes froissées, je cherche à mettre mes contenus en ligne. Sans mise en ligne, je pourrais tout accumuler dans le plus grand désordre.

Il y a bien longtemps, j'avais traduit 6 blog tips for busy academics de Matt Might (avant les bons systèmes de traduction automatiques). Le lien qui renvoie vers mon site est mort; j'ai proposé à l'auteur du site de le rediriger vers la Wayback Machine.

Je trouvais ce billet excellent, mais n'avais pas compris le point 4. «Évacuer la pression», aujourd'hui et pour moi, c'est cliquer sur «Publier». C'est parti, cette idée fera son chemin, elle n'encombre plus mon cerveau. À la suivante...

Je ne publie pas parce que je sais, mais parce que je ne sais pas et parce que j'essaie d'avancer.


Un lecteur m'envoie:

Écrire, c'est défroisser ses idées.
Bloguer/publier, c'est les libérer.


Conclusion

Sur theologique.ch, il n'y a pas de contenus préexistant, qui n'ont pas été écrits pour ce site. Je ne recycle pas d'articles scientifiques (parce que je n'en écrit pas), je ne mets pas mes prédications en ligne (parce que je ne prêche pas), etc.

Tous mes billets sont conçus, peu ou prou, de la manière décrite sur cette page.

Je ne suis donc pas en train de construire un corpus (cumulatif). Je peux tout supprimer en tout temps, parce que le processus compte plus que le résultat. Mais des archives existent et il m'arrive d'y revenir.

Je n'ai jamais obligation de publier, parce qu'il n'y a pas d'employeur ou de date butoir qui m'y pousseraient.

Les billets ne sont pas prévus pour répondre à des impératifs de référencement (SEO), pour fourrager des intelligences artificielles (GEO) ou pour me gausser de leurs performances. Je n'utilise pas de statistiques sur ce site.

Tout est toujours en construction. Ce n'est pas un slogan, c'est la pure vérité. Je ne blogue pas pour être vu, mais pour mieux voir. Je blogue, encore et toujours, parce que c'est ce que j'ai trouvé de mieux pour mon hygiène mentale.

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