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Pourquoi je publie ce site

Ce site est en ligne parce que j’en ai envie, tout simplement. Je sais combien il est motivant de créer ses propres contenus, de les publier, de les valoriser.

Culture web et partage

Avant que le web ne soit phagocyté par des grandes entreprises qui l’utilisent à leur profit, il était un incroyable de lieu de liberté. Désormais, elles cherchent avant tout le profit, sous couvert d’altruisme et de liberté. Elles cassent le web dans ses principes premiers.

Puis les institutions sont arrivées, en voulant imposer leur jeu. Durant des décennies, sinon des siècles, elles ont dicté l’agenda sociétal. Aujourd’hui, elle sont débordées par des fonctionnement qu’elles ne comprennent pas.

Internet, c’est l’indépendance, la liberté et la gratuité.L’indépendance, c’est la possibilité offerte à toute personne – en contexte démocratique, évidemment – de monter son propre site. Et d’y publier sans la censure de Facebook et des autres réseaux sociaux. D’être propriétaire de ses contenus.

La liberté, c’est celle du logiciel libre, à la base de presque tous les outils qui permettent le web. Donner le droit de réutiliser ce que l’on publie, de le modifier, de l’améliorer. D’en faire l’usage que l’on en souhaite sans en rendre compte à quiconque.

La gratuité, c’est l’idée que je ne peux pas être un consommateur sans être un acteur. Que si tout le monde se limite à consommer mais que personne ne donne, tout va s’effondrer. J’ai trop reçu du web pour ne pas redonner un peu de ce que j’ai reçu.

Crise institutionnelle

Voilà des années que la crise institutionnelle couve. Celle des institutions ecclésiales et para-ecclésiales que je connais bien. Mais celle, aussi, de toutes institutions historiques.

Alors qu’elles étaient des repères, elles sont devenus suspectes. À l’engagement de longue durée et à la planification, on préfère le ponctuel et le spontané.

Ce n’est pas un jugement de valeur, seulement une observation. L’arrivée du web et des téléphones perfectionnés nous permettent de gérer nos vies en temps réel. L’application météo ou le SMS reçu à l’instant auront plus d’influence sur mes activités de demain qu’un agenda institutionnel.

La crise sanitaire du Covid-19, que nous vivons à l’heure où j’écris ces lignes, ne fait que rendre plus évident ce qui était déjà visible.

Pour ne pas se perdre, les institutions doivent comprendre ce qui se passe vraiment avec Internet. Comprendre en quoi les mutations de notre époque vont à l’encontre de leurs certitudes. Comprendre que différentes manières de fonctionner cohabitent. Et arrêter d’essayer d’imposer leurs règles du jeu dans un monde qui n’en veut pas.

J’essaierai d’apporter ma pierre à l’édifice pour imaginer comment pratiquer Internet en contexte institutionnel.

Changement et épuisement

L’être humain n’aime pas le changement. Sa capacité de résistance est étonnante.

Le web, c’est le monde du changement permanent. Ce qui était une certitude hier n’existe peut être plus aujourd’hui. Les pratiques changent, les outils changent. Et nous?

Il m’est arrivé, souvent, de donner de conseils pour améliorer un site web. Parfois, il suffisait de quelques minutes pour débloquer un situation problématique. Pourtant, ces conseils sont rarement été bien reçus.

Il ne faut jamais perdre de vue que l’on ne donne pas à boire à un âne qui n’a pas soif. Ni des conseils à une institution qui n’en veut pas.

J’ai appris à ne plus m’épuiser, c’est pourquoi je mets à disposition et je rends public ce que je sais. Je de conseille rien, je ne prends pas d’initiative. Je laisse tout cela à la seule appréciation de celles et ceux qui voudront avancer avec leur époque et ses merveilles.

Prendre soin de soi et se faire plaisir

Au final, ce que je peux faire de mieux pour moi, c’est de publier ce qui me semble juste de publier. Créer du contenu, essayer de faire qu’il soit de qualité, le reprendre quand nécessaire.

Je peux passer des heures, dans un état de grand bien-être, à construire un site. Loin des préoccupations administratives et organisationnelles. Avec la satisfaction d’un travail accompli, non du devoir.

Je sais que j’aurai du plaisir à entendre vos retours, quels qu’ils soient. Adressés explicitement ou implicitement, qu’importe.

Avec celles et ceux qui veulent réfléchir à ce que nous vivons, nous irons loin.