Le sacerdoce universel

Le sacerdoce universel porte sur la question de la foi et de l’engagement; du droit à exprimer une position théologique. Au contraire des principes protestants exprimés en «seul·e», il ne parle pas de la question du salut. Même s’il ne fait pas partie des 5 solas, il est un fondamental dans le protestantisme dès le XVIe siècle.

À quoi s’oppose le sacerdoce universel?

L’idée du sacerdoce universel est simple: il n’existe aucune personne qui possède le privilège de la théologie. Il s’oppose donc à l’importance du clergé du catholicisme romain.

Pour le réformateur Martin Luther, toutes les croyantes et tous les croyants sont prêtres. L’expression de leur sacerdoce s’exprime en fonction de leur vocation. Sans classes, sans ordre et sans hiérarchie.

C’est une manière de briser le monopole du clergé ou le monopole de l’Église. Ainsi que le dogme de l’infaillibilité auquel prétend l’Église de Rome.

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Ministères & consécration

Briser les monopoles, ça semble simple. Pourtant, l’application de l’universalité du sacerdoce est complexe en protestantisme. Une distinction est nécessaire entre ordination et consécration ainsi qu’entre prêtrise et ministères:

  • Dans le catholicisme romain, les prêtres appartiennent au clergé et son d’une essence différente que leurs paroissiens.
  • L’ordination (l’entrée dans un ordre) par le clergé, les fait changer fondamentalement de statut théologique.
  • Dans le protestantisme, la consécration est une reconnaissance des compétences et de l’engagement sans changement de statut.
  • Le ministère (de pasteur ou de diacre) est une fonction reconnue démocratiquement par la communauté qui choisi ses ministres.

Les pasteur·e·s et diacres ne sont pas essentiellement différent·e·s de leur paroissien·ne·s. Elles et ils exercent un métier pour lesquels des compétences ont été acquises et reconnues par leur communauté.

Vénérables classes & clergé

Si l’affirmation du sacerdoce universelle n’est pas contestée, elle pose régulièrement des problèmes pratiques.

D’une part, les sociétés de pasteurs (alors seulement des hommes) ont souvent pris un rôle démesuré dans l’histoire. Par le poids moral. plus que théologie, qu’elles ont exercé dans l’histoire, les (vénérables) classes pouvaient s’apparenter à un clergé protestant.

D’autre part, les paroissiennes et paroissiens qui affirme l’universalité du sacerdoce peine parfois à faire leur l’affirmation: Toutes théologiennes et tous théologiens! Les ministres ont parfois à leurs yeux «quelque chose de plus», un sorte de pouvoir magique ou de connaissance mystique.

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