La grâce seule

Le salut par la grâce seule marque le protestantisme dès la Réforme du XVIe siècle. C’est le principe fondateur des idées de Martin Luther qui s’insurge contre les pratiques catholiques romaines de son époque. Ce principe peut être considéré comme le premier principe protestant, dont découlent tous les autres. Mais cette hiérarchie peut être différente.

À quoi s’oppose sola gratia?

Si une personne est sauvée, c’est parce que Dieu lui a accordé sa grâce. La grâce seule lui donne le salut. Point! La simplicité de l’affirmation déconcerte; trop belle pour être vraie!

Pourtant, elle est hautement polémique. À l’époque de la Réforme, elle s’oppose à toute théologie qui laisserait la possibilité d’accorder le salut à une institution ou des personnes.

Aujourd’hui encore, la sola gratia s’oppose à beaucoup d’affirmations courantes. La question de mériter le salut, la question des œuvres ou encore celle de la droiture morale. Un principe peut-être trop radical.

Les coquelicots et la grâce seule
La beauté de la Création comme affirmation de la grâce seule.

La grâce seule comme principe suffisant

D’une certaine manière, sola gratia résume tout le protestantisme; peut-être tout le christianisme. Au point de penser que ce principe peut être suffisant pour guider ses choix.

Certain·e·s théologien·ne·s placent l’Écriture seule comme premier principe. C’est peut-être vrai dans la pratique, parce qu’elle est une référence ou une source. Pourtant, cela me paraît erroné du point de vue théologique.

La valeur de ce que je fais est relative. Mes mérites ne sont que de petits mérites. Mes échecs font partie de mon existence. La rigueur que j’essaie d’appliquer n’est que vanité. Mes prières sont laborieuses. Ma foi chancelante. Les Églises des tentatives humaines.

Il ne reste aux croyantes et aux croyants qu’à laisser leur vie, leur avenir et leur salut aux mains de Dieu. À sa grâce seule. En termes contemporains: à lâcher prise et à vivre.

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