À Dieu seul la gloire

À Dieu seul la gloire laisse entendre que «des gloires» étaient accordées à d’autres au XVIe siècle. Ce principe protestant formulé dès la Réforme pose la question de la reconnaissance. En d’autres termes, à qui rendre son culte pour le salut offert par grâce?

À quoi s’oppose soli Deo gloria?

La gloire à Dieu seul s’affirme contre toutes les «gloires» et autres glorioles accordées à d’autres. Dans le contexte de la Réforme, au clergé, à l’Église catholique, aux saintes et aux saints, voire aux objets de vénération.

Les protestant voient un risque d’idolâtrie dans toute gloire accordée à quiconque d’autre que Dieu. Institutions, personnes, objets.

La manifestation la plus radicale, et excessive, de ce refus s’est incarnée dans l’iconoclasme du XVIe siècle. La destruction de toutes les représentations figuratives qui risquaient de détourner le regarde de Dieu.

À Dieu seul la gloire.
À Dieu seul la gloire? Où à l’Église?

La question du sacré

Dans le protestantisme, rien n’est sacré sinon Dieu. Les lieux de cultes ne sont pas consacrés. Leur importance n’est effective que lorsque les croyantes et croyants s’y retrouvent.

Les objets n’ont qu’une valeur d’objets. Au risque, parfois, de la banalité des choses. Les reliques n’existent pas. Les statues et représentations étaient absentes; elles sont toujours rares.

Dieu est Dieu. Lui seul est divin, pas une seule part de divin dans ses représentations.

Gloire à Dieu et iconoclasme

La question de l’iconoclasme est épineuse. Au fond, par volonté de supprimer toute possibilité d’adoration d’objets ou d’images, les protestant·e·s de l’époque en ont fait un absolu!

Soli Deo gloria, certes, mais le dogmatisme de la destruction des prétendues idoles comme gloire. Elle est devenue une finalité comme conclusion d’un principe supposé préventif.

Il est temps de reconnaître, sans reniement, qu’il a existé des représentations et volontés de rendre grâce à Dieu qui n’empêchaient pas la véracité de la gloire à Dieu seul.

Et surtout, d’un point de vue culturel, quel gâchis!

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