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Partager des bons articles

Ce blog a quelques jours à peine et je constate que je cherche à partager des bons articles. Le problème, c’est que ce sont des bons articles selon moi, mais mon avis ne dit de leur valeur absolue. Mes «filtres» ne sont pas toujours conscients. J’essaie d’expliciter, pour moi comme pour les internautes, comment je choisis ce que je partage.

À la fin de mon billet sur les formats de publication, j’ai proposé un excursus intitulé Proposer des sites efficaces. Le présent article complète cette idée alors à peine esquissée.

Les flux RSS ou rien!

À ce jour, mon lecteur de flux RSS agrège presque 200 sites. Ainsi, chaque matin et chaque soir, je connais les nouveautés de tous ces sites. Je rends publique une petite sélection de mes lectures dans le board Blogs réformés.

200 aujourd’hui, peut-être 500 ou 1000 dans quelques mois. Si c’est beaucoup trop pour une personne qui souhaite le faire à l’ancienne, c’est parfaitement acceptable avec un outil comme Feedly. En conséquence, il y a peu de chances que je lise votre prose si votre site ne dispose pas d’un flux de syndication.

En passant, je serais particulièrement reconnaissant si toutes les personnes et institutions auxquelles je m’abonne avaient la bonne idée de proposer un flux complet. Chez WordPress, c’est l’option Lecture dans les Réglages. Mais mieux vaut un flux tronqué que pas de RSS du tout.

Parce que beaucoup de blogueuses et blogueurs proposent de bons liens, je verrai passer les excellents contenus. Même si publiés sur un site sans flux ou auquel je ne suis pas abonné. C’est mon pari, parfaitement assumé.

Partager des bons articles «en forme»

En général, je ne passe pas beaucoup de temps sur des pages web qui ne sont pas «en forme». Il n’est pas question d’esthétique, mais de lisibilité. Tout en reconnaissant qu’une page trop inesthétique me semblera illisible dès son ouverture.

Une page bien construite remplit des critères techniques évidents comme la vitesse de chargement ou l’affichage sur mobile. Considérant que c’est possible à toutes et à tous aujourd’hui, voici quelques autres critères que j’applique systématiquement.

La structure d’une page aide à sa compréhension. Elle peut être passée en revue très rapidement pour en évaluer le développement et la durée de lecture. En principe, pas plus de 300 mots entre deux intertitres. Une page en un seul bloc me repousse sans délai, sauf si les premières lignes sont brillantes. C’est rare.

Les paragraphes doivent être de taille raisonnable. Souvent plus d’une phrase, mais pas trop de lignes. Et surtout, la longueur des lignes devrait être comprise entre 60 et 80 caractères. Je n’invente rien, cette longueur de ligne a été testée et validée depuis longtemps. L’interligne est correct. Je vous conseille d’essayer le jeu proposé par Matej Latin: The Equilateral Triangle of Perfect Paragraph.

Les liens sont soulignés (ou nettement visibles). De surcroît, le soulignement est réservé aux liens; une bonne pratique Opquast à observer comme toutes les autres. Le contraste entre le fond et le texte est conforme aux normes d’accessibilité, pour mes yeux vieillissants. Et cetera.

Il m’arrive de lire jusqu’au bout des articles mal mis en forme. Mais il faut qu’ils soient absolument exceptionnels pour que je les partage. Dans tous les autres cas, je m’abstiens de proposer des liens vers eux, pour ne pas cautionner un web de faible qualité.

Partager des bons articles qui créent le réseau

Aucune surprise ici, celles et ceux qui me lisent savent que le web, ce sont des pages et des liens. Sur mon blog, j’essaie toujours de publier des liens qui renvoient à des pages de contenus qui proposent elles-mêmes des liens.

Autrement dit:

  • j’essaie de poster des liens vers des contenus précis plutôt que vers des pages d’accueil, normalement bien référencées
  • je favorise les pages qui renvoient à d’autres (liens internes et externes)
  • je me fiche de savoir si les pages que je lie proposent des liens vers mon site
Partager de bons articles et les mettre en réseau
Partager de bons articles et se mettre en réseau.

À mon avis, un site ou blog crée un triple réseau:

  • premièrement un réseau interne:
    le contenu rédactionnel de chaque page devrait renvoyer à au moins une autre page du même site
  • deuxièmement un réseau protestant externe:
    le contenu rédactionnel de chaque page pourrait renvoyer à une page d’un site ami (par exemple choisi dans la liste du Réseau protestant)
  • finalement un réseau plus général:
    le contenu rédactionnel de chaque page pourrait renvoyer à un contenu externe complètement différent du contexte dans lequel se trouve votre site ou blog

À lire aussi: Un blog est un réseau par Martin Grandjean

Techniquement, un lien transmet de la valeur à l’article auquel il renvoie. J’ai le droit d’espérer que l’article en question en donne aussi plus loin. Parce que la valeur non donnée est perdue, tout simplement!

Il me sera très difficile de lier vos pages si elles-mêmes ne distribuent pas un peu de valeur à d’autres. C’est un principe de base du web. À moins d’une page absolument remarquable, peu de chance que j’y renvoie si elle n’est qu’un génial cul-de-sac.

Cul-de-sac
Une page sans lien est un cul-de-sac ou une impasse sans issue dont on ne peut sortir.

Et mon article, il n’est pas bon?

Jusqu’ici, j’ai peu parlé du fond. Sinon en signalant que des publications notables pourraient passer entre tous les filtres désormais mieux explicités. Et si, dans ma vie, je loupais un lien…

La qualité du contenu n’est pas mon propos ici. Il existe trop de sites de qualité pour produire l’effort de lire des contenus mal valorisés (forme douteuse). Ou pour passer trop de temps à rechercher des articles dans des sites sans équipement adéquat (RSS). L’idée de rater une de vos œuvres ne m’empêchera pas le sommeil. Point.

Mais surtout, en choisissant ce que je partage (ou non) sans contrainte, j’exerce pleinement ma liberté de blogueur sur un site personnel. Dans d’autres cadres, je partage bien assez de liens qui renvoient à des contenus que je ne conseillerais pas ici.

En conclusion, si je ne relaie jamais tes articles sur mon blog, je ne dis rien de leur valeur; ni quant à leur fond, ni quant à leur forme. Peut-être que je ne les ai pas vus, peut-être qu’ils ne pouvaient pas être liés dans le contexte de mes billets. Peut-être sont-ils trop défaillants pour que j’imagine même les reprendre. Mais pour que tu souhaites que je te relaie, encore faudrait-il que je publie de bons articles.

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