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Le site institutionnel comme boussole

Il n’existe aucun cas connu où la recherche d’un nom de paroisse sur Google ne donne aucun résultat. Autrement dit, chaque paroisse se trouve déjà sur le web, que cela soit souhaité ou non. C’est une raison suffisante pour créer un site web paroissial et commencer à gérer sa présence en ligne.

Un site minimal est nécessaire

Il n’est pas impensable qu’un paroisse ne souhaite pas investir de temps pour sa présence en ligne. Dans certains cas, c’est même un bon choix. Pourtant, avant de posséder son propre site, elle est déjà sur le web. Institutionnellement, cet état de fait n’est pas souhaitable.

La première étape pour prendre la main, c’est de posséder son propre site (ou une page de référence sur un site régional ou cantonal). Il est dès lors possible d’y insérer quelques informations utiles et tenus à jour, à commencer par une page de contacts bien réalisée. C’est l’adresse qui sera imprimée sur la papiers officiels, qui sera transmise quand nécessaire et qui sortira rapidement en premier dans les résultats de recherche.

Ne pas faire ce travail est risqué. L’absence complète de site ou de page de référence signifie que toutes les informations trouvées par les internautes sont produites par des personnes externes. Au risque de l’imprécision, de l’erreur voire de la désinformation.

Le nom de domaine comme sécurité

Posséder un nom de domaine (et au moins une page en ligne) signifie que ce contenu est sou contrôle. Personne ne pourra y toucher ou en changer.

De nombreux services tiers et les réseaux sociaux ont rendu les choses floues. De grandes confusions existent quand à la réelle maîtrise des contenus qui y sont proposés. Pour faire simple: toute information qui ne se trouve pas sur un nom de domaine que l’on possède (ou le nom de domaine de sa région, de son Église cantonale, etc.) est potentiellement hors de contrôle.

Un réseau social peut fermer (c’est déjà arrivé), une vidéo peut être retirée (c’est courant), l’accès à la publication peut être interdit temporairement (souvent pour des raisons douteuses), l’accès au compte peut être perdu (l’adresse de la personne qui le gérait n’existe plus). Il ne vaut pas la peine de jouer avec le feu, les exemples d’accidents sont trop nombreux.

Un nom de domaine est une sécurité. Pour une institution, c’est une nécessité. Et pour une personne vivement conseillé, sous forme de blog ou site personnel.

Le site institutionnel comme point central

La meilleur pratique est sans hésiter l’utilisation de son site institutionnel comme boussole institutionnelle. Mais il est attesté que tous les internautes potentiels n’y arriveront pas par magie.

Dans les rêves des responsables paroissiaux, toute personne intéressée par la paroisse viendrait sur le site par sa page d’accueil. Pour parcourir ensuite l’ensemble des pages et s’informer de tout ce qui est si important pour la marche du monde. C’est utopique!

La réalité du web aujourd’hui, c’est que les moteurs de recherche et les réseaux sociaux ont pris une place prépondérante dans la navigation. Les internautes qui tapent encore l’ensemble des caractères d’une page d’accueil dans une barre d’adresse se comptent sur les doigts d’une seule main.

Il convient donc d’imaginer la centralité du site web institutionnel de manière pragmatique. En rapport avec les autres outils qui sont pratiqués au quotidien. Bonne nouvelle: c’est assez facile à condition d’être systématique.