Permettez que je m’adresse à vous ainsi; entre protestants laïques, nous saurons nous comprendre. C’est toujours impressionnant, pour un petit provincial, de se voir adresser un mot par une spécialiste du domaine. C’est pour cette raison que je vous accorde un vrai billet plutôt qu’une simple réponse à votre commentaire à mes mots sur votre communication institutionnelle.
J’ai lu de mon mieux ledit commentaire; bien construit et argumenté, il a le mérite de reposer les choses avec sérénité.
Les nombreux messages reçus par différents canaux me reprochaient une certaine mollesse dans mon billet sur votre communication. J’étais dans le doute. Heureusement que vous qualifiez mon propos de sans complaisance, cela me met du baume au cœur.
Si je ne crois pas avoir dit que les réseaux sociaux sont centraux, je persiste à croire qu’esquiver la question comme le fait Roland Benz est un très mauvais choix. Vous parlez d’invoquer la magie, mais est-ce offense de vous rappeler que c’est votre propre communiqué de 2010 qui projetait de (trop) grands espoirs en ces outils?
Les personnes qui suivent mes formations aux réseaux sociaux, spécialement écrites pour les Églises (et libres de droits…), savent les doutes que j’émets à leur sujet. J’essaie d’y montrer en quoi et comment ils influencent le rapport à l’institution d’un point de vue technique, sociologique et théologique; vous savez tout cela bien mieux que moi. En fine observatrice du web protestant, l’existence de ces cours, donnés pour les partenaires romands de l’EERV et l’EREN, n’a pu vous échapper.
Je me réjouis donc de lire ensuite votre plaidoyer pour le protestantisme romand et francophone. Votre implication dans ce dossier vous honore; j’aimerais tellement en faire autant.
J’a toutefois l’impression que nous nous connaissons mal. Pas étonnant lorsque l’on sait que vous m’empêchez de vous suivre sur twitter, ce qui ne me permet pas de vous inclure dans mon vaste réseau protestant. Vous pourriez y constater les liens fréquents que j’entretiens avec mes amis suisses et français.
Comme vous semblez mal me connaître, et que je n’ai pas votre envergure médiatique, je me permets de vous donner quelques informations sur mes actions pour le protestantisme romand et francophone:
- Vous avez raison de rappeler que questiondieu.com a ouvert la voie. Mais c’est désormais un vieux site qui a besoin d’une remise à niveau. C’est pour cette raison que j’ai été consulté cette année pour donner quelques conseils dans le domaine.
- Vous savez évidemment que j’ai eu la responsabilité de mettre en œuvre le site actuel de ProtestInfo, ainsi que de travailler à la diffusion des contenus sur les réseaux sociaux. J’y travaille aujourd’hui encore.
- C’est un simple rappel: vous savez que Fabrice Demarle et moi avons créé Emploi-Église de A à Z. J’en suis le webmaster bénévole depuis ses dépuis et ne peux que vous conseiller de suivre le compte twitter @EmploiEglise.
- Plus récemment, vous n’êtes pas sans savoir que j’ai réalisé, presque seul, le portail romand
www.protestant.chwww.reformes.ch. Une expérience très enrichissante qui permet de voir de l’intérieur, chez certains partenaires, un décalage cruel entre le discours et les faits…
À mes heures perdues, il m’arrive parfois de réaliser des idées qui me passent par la tête, dont:
- un blog théologique romand, dès 2004 (aujourd’hui fermé)
- un aggrégateur de flux des sites protestants francophones, présenté aux premières Assises du web protestant romand
- un méta-moteur de recherche, qui existe toujours: il vous permet de rechercher quelque chose sur une sélection de 100 sites protestants
- le site www.spiritualites.ch qui avait pour espoir de regrouper des textes spirituels libres de droits (mais l’idée n’a pas séduit)
- et, prochainement, agenda théologique (qui aura peut-être pour adresse… agenda.theologique.ch) et le webzine Parpaillot
Vous l’avez compris, j’aimerais travailler au web romand autant que vous, mais ne suis pas certain d’en avoir les compétences.
Pour terminer, je tiens à vous remercier sincèrement pour vos précisions sur la distinction entre évangéliques et réformés dont je n’avais pas connaissance. Il est vrai que je n’ai jamais eu le temps ou l’envie, sur mon blog, de m’intéresser au sujet de la formation universitaire en théologie. Je me rapporterai donc au livre de Stolz pour essayer de comprendre de quoi il retourne.
En attendant de le lire, je continuerai à administrer, à titre personnel et bénévole, le projet Étudier la théologie, à qui j’ai offert une nouvelle vie après son abandon en pleine campagne par les Églises et les facultés.
En souhaitant que l’Esprit prenne une grande respiration avant de souffler suffisamment fort pour relancer la machine, permettez-moi, chère Présidente Kuffer, de vous souhaiter le meilleur pour vos projets personnels et pour l’EPG.





